Créer un blog Présentation

Nom du blog :
oummi
Description du blog :
Salam Aleikoum. un blog pour les mamans et les futures mamans a partir du Coran et de la Sunnah
Description audio !

Catégorie :
Blog Religion
Date de création :
18.11.2007
Dernière mise à jour :
26.11.2007
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· Accueil (0)
· Alimentation (0)
· Atelier créatif (0)
· Bibliothèque (0)
· Dou'as a apprendre (0)
· Ecouter du Coran (0)
· Fatwas (7)
· Fausse couche (0)
· Gallerie d'images (0)
· Hadith (0)
· Histoires de mères (4)
· L'accouchement (0)
· L'éducation des enfants (1)
· La Grossesse mois après mois (0)
· Loisirs (0)
· Prénoms de Filles (1)
· Prénoms de garçons (1)
· Shopping! (0)
· Stérilité (0)
· Témoignages (0)
· Trucs et astuces (0)

Navigation

Accueil
Livre d'or oummi
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Jeûne, grossesse et vieillesse
· Pratiques enseignées en Islam / naissance
· Directives islamiques concernant le choix des noms
· Fécondation in vitro
· L'éducation des enfants, conseils
· La vierge Marie : Mariam la mère de issa
· Lettre a son fils, l'amour d'une mère
· Hajar
· Prénom de garçons
· La mère de Moussa

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

le saint coran
05.05.2008
Baraka Allah Fikoum
24.12.2007
RSS

Blogs à découvrir :

· auto23652
· jubilatedeo
· lavoixdelaphilosophienaturelle
· sentinelles
· spiritualite
· islamatous
· doxayechua
· orthodoxie
· verbes
· theresa



Fatwas

Directives islamiques concernant le choix des noms

Posté le 19.11.2007 par oummi
Question
Quels sont les critères qu’un musulman doit suivre pour choisir un nom ?

Réponse de Sheikh Yûsuf Al-Qaradâwî
L’Islam n’impose pas aux musulmans de donner à leurs enfants, filles ou garçons, des noms particuliers, que ces noms soient arabes ou non arabes. Il appartient aux gens de décider quel nom ils aimeraient choisir pour leurs enfants.

Cependant, le choix des noms doit se faire conformément à certaines règles islamiques :

Cela doit être un beau nom qui ne soit ni détestable pour les gens, ni rejeté par l’enfant lui-même lorsqu’il grandira. Les noms détestables sont par exemple ceux qui portent des significations de mauvaise augure, ayant une mauvaise connotation, des noms de gens connus pour leur oppression et leurs excès, et ainsi de suite. À cet égard, nous constatons que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — avait l’habitude de changer les mauvais noms en beaux noms. Par exemple, il changea le nom d’une femme de Qalîlah (infime) en Kathîrah (abondante), et le nom d’une autre de `Âsiyah (pécheresse) en Jamîlah (Belle) et ainsi de suite.


Un musulman ne doit pas appeler son fils `Abd Al-Ka`bah, `Abd An-Nabî, ou `Abd Al-Husayn, c’est-à-dire des noms qui impliquent une servitude vis-à-vis d’autres qu’à Dieu. Ibn Hazm dit que donner de tels noms est, selon le consensus des savants, interdit, exception faite pour `Abd Al-Muttalib.


Le musulman ne doit pas choisir des noms pompeux et empreints de vanité, en vertu du hadith suivant : « Le plus détestable des noms pour Allâh dans l’au-delà est celui d’un homme qui s’appelle lui-même "Le Roi des Rois" car Allâh est le Seigneur des Rois. » [1] Il est également interdit aux musulmans de donner à leurs enfants l’un des Noms Sublimes d’Allâh, tels que Ar-Rahmân (le Miséricordieux), Al-Khâliq (le Créateur), etc. Il est également interdit d’utiliser les Attributs de Dieu accompagné d’un article défini, tels que Al-`Azîz (Le Tout Puissant) and Al-Hakîm (Le Très Sage)


Il est louable de donner à ses enfants des noms de Prophètes ou de gens intègres, pour entretenir leur mémoire, et ainsi les prendre comme modèle et suivre leur pas. Les meilleurs de ces noms sont ceux qui montrent l’humilité de l’homme devant Son Seigneur comme cela est indiqué dans le hadith qui stipule : « Les meilleurs des noms au regard d’Allâh sont `Abd Allâh et `Abd Ar-Rahmân. » [2] La même chose s’applique aux noms composés de deux parties, dont la première est `Abd et la seconde est un des Noms Sublimes d’Allâh tels que `Abd Al-`Alîm.


En ce qui concerne les noms non-arabes, il n’y a rien de mal à les donner tant qu’ils sont porteurs d’une belle signification dans leur langue. Alors que les premiers musulmans étaient tous Arabes et vivaient dans une atmosphère purement arabe, ils ne trouvèrent aucun mal à l’usage des noms non-arabes, aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Par exemple, Mâriyyah (La Mère des Croyants) qui donna naissance à Ibrahim, le fils du Prophète Mohammad — paix et bénédictions sur lui — était connue par son nom copte.

Enfin, la plupart des noms des premiers croyants étaient d’un point de vue linguistique des noms de plantes, comme Talhah, Salamah, Handhalah, des noms d’animaux et d’oiseaux, comme Asad, Saqr, des noms d’objets ou d’endroits dans la nature comme Bahr, Jabal, des adjectifs utilisés en guise de noms, tels que `Âmir, Sâlim, des noms de Prophètes passés et de gens intègres comme Ibrâhîm et Yûsuf
Par conséquent, un musulman doit tenir compte de ces restrictions lorsqu’il choisit un nom pour ses enfants.

P.-S.
Traduit de l’anglais du site islamonline.net.
Notes
[1] Rapporté par Al-Bukhârî, Muslim, Abû Dâwûd et At-Tirmidhî.

[2] Rapporté par Muslim, Abû Dâwûd, At-Tirmidhî and Ibn Mâjah




--

Jeûne, grossesse et vieillesse

Posté le 19.11.2007 par oummi
Question
Que la paix soit sur vous.

Est-il permis aux personnes âgées de ne pas jeûner ? Qu’en est-il de la femme enceinte ou de celle qui allaite ?

Réponse de Sheikh Yûsuf Al-Qaradâwî
Il est permis aux personnes âgées de ne pas jeûner, si cela constitue pour elles une lutte ardue ou une difficulté insoutenable. Dans cette situation, les personnes âgées doivent racheter leur jeûne en nourrissant une personne nécessiteuse pour chaque jour manqué. Ceci constitue une dérogation et une facilité accordées par Dieu. Allâh dit : « Allâh veut pour vous la facilité. Il ne veut point vous imposer de difficulté » [1].

Ibn `Abbâs - qu’Allâh l’agrée - dit : « Il est permis aux personnes âgées de ne pas jeûner. Pour chaque jour manqué, elles doivent nourrir un pauvre et ne sont point tenues de rattraper les jours qu’elles n’ont pas jeûnés. » D’après Al-Bukhârî, Allâh dit à propos des vieillards et des personnes assimilées : « Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter qu’avec grande difficulté, il y a une compensation : nourrir un pauvre. Et si quelqu’un fait davantage de son propre gré, il le fait pour lui-même ; mais il est mieux pour vous de jeûner, si vous saviez ! » [2]

Ainsi, les personnes âgées et les malades atteints d’une maladie incurable ne sont pas tenus de jeûner mais doivent nourrir un démuni pour chaque jour manqué, en guise de charité.

En ce qui concerne la femme enceinte ou qui allaite son enfant, si elle craint que le jeûne lui nuise, la majorité des savants sont d’avis qu’elle peut ne pas jeûner, à condition qu’elle rattrape les jours de jeûne manqués. Elle se trouve alors dans une situation similaire à celle d’une personne malade.

Même si les savants sont unanimes sur le fait qu’une femme enceinte ou allaitant son enfant et qui appréhende que le jeûne ne nuise à son embryon ou au nouveau-né soit autorisée à ne pas jeûner, ils ont divergé concernant le fait qu’elle doive rattraper plus tard les jours manqués, ou bien nourrir un pauvre pour chaque jour manqué, ou encore faire les deux en même temps. Ibn `Umar et Ibn `Abbâs affirment qu’elle doit nourrir un pauvre pour chaque jour manqué. La majorité des savants avancent qu’elle doit rattraper les jours manqués et d’autres maintiennent qu’elle doit faire les deux. Il me semble que le fait de nourrir un pauvre soit suffisant pour une femme qui est enceinte ou qui allaite constamment de sorte qu’elle n’a pas eu l’opportunité de rattraper ses jours. Ceci peut concerner une femme qui est enceinte une année, puis allaite son enfant l’année suivante, puis est de nouveau enceinte l’année d’après etc. Elle est donc dans l’incapacité de rattraper les jours où elle s’est abstenue de jeûner. S’il lui est demandé de rattraper tous ces jours, il lui faudra jeûner sans cesse durant plusieurs années, chose qui est difficile et Allah ne demande pas à Ses Serviteurs de souffrir de la privation.

P.-S.
Traduit de l’anglais du site Islamonline.net.

On pourra également consulter l’article suivant : "Le jeûne et la maladie".

Notes
[1] Sourate 2, Al-Baqarah, La Génisse, verset 185.

[2] Sourate 2, Al-Baqarah, la Génisse, verset 184.

Fécondation in vitro

Posté le 19.11.2007 par oummi
Question : La fécondation in vitro est-elle permise en Islam ?


Réponse : Avec les progrès réalisés par la science, il est devenu possible, depuis maintenant plus d'une vingtaine d'années, de réaliser en laboratoire une fécondation entre un ovule et une suspension de spermatozoïdes et de réimplanter ensuite dans l'utérus l'œuf fécondé afin que se poursuit le développement de l'embryon. Cette méthode de fécondation a ainsi redonné de l'espoir à de nombreux couples qui ne pouvaient avoir d'enfants. La question qui se pose maintenant est de savoir la position de l'Islam par rapport à ce genre de manipulations médicales. Sur ce point, les avis divergent entre les savants (il est à noter que ces divergences concernent également la fécondation "in vivo", c'est à dire l'insémination artificielle) :




Pour certains, parmi lesquels Moufti Nîzâm oud Dîn de l'Inde, ce procédé n'est pas permis, car allant à l'encontre du processus naturel de fécondation. De même, son application nécessite l'exposition des parties privées de la femme en présence du médecin qui pratiquera l'insémination ; ce qui est totalement prohibé.



Pour un second groupe de savants, ce genre de question relevant du cadre de la nécessité, et celle-ci pouvant varier suivant les cas, il ne peut être question de donner à ce sujet une "Fatwa" de portée générale. Ceux qui sont confrontés à ce besoin se doivent d'exposer leur situation à un savant compétent, qui se pourra alors les conseiller par rapport à leur cas précis.



Certains autres savants autorisent l'insémination artificielle, mais interdisent la fécondation in vitro.




Pour d'autres savants enfin, le caractère licite ou illicite de la fécondation artificielle dépend de l'origine des éléments qui sont fécondés. Si l'ovule et les spermatozoïdes proviennent d'une femme et d'un homme étrangers l'un par rapport l'autre, c'est à dire qu'ils ne sont pas unis par les liens du mariage, la fécondation artificielle est strictement interdite. Dans ce cas, celle-ci est comparé à un acte "Zinâ" (fornication), car le résultat produit est le même : en effet, dans les deux situations, il y a atteinte à la filiation ("nasab"), dont le respect et la protection est un des principes fondamentaux qui orientent la réglementation religieuse en Islam. Par contre si l'ovule et les spermatozoïdes proviennent de l'épouse et de l'époux, dans ce cas la fécondation in vitro est considérée comme étant licite sous certaines conditions, qui vont être évoquées par la suite. Cette permission repose essentiellement sur l'argument suivant : La fécondation artificielle n'est rien d'autre qu'une forme de "traitement" ('tadâwy) motivé par le besoin ("hâdjah") de procréer, et ce, afin de palier aux problèmes d'ascension du spermatozoïde dans l'utérus ou encore, afin de résoudre un éventuel problème de migration de l'ovule, qui fait que la fécondation naturelle n'est pas possible.
Néanmoins, comme évoqué plus haut, cette permission est conditionné par un certain nombre d'éléments :

1- Etant donné que, durant ce processus, la femme va être amenée à dénuder devant le médecin certaines parties de son corps qu'il est obligatoire de dissimuler (faisant partie de la "awrah") , il est indispensable qu'elle veille à ne découvrir que le minimum nécessaire.1

2- Le transfert de l'embryon dans l'utérus de la femme devra être réalisé par une femme médecin. C'est uniquement dans le cas où cela n'est vraiment pas possible que le recours à un homme médecin sera envisagé.

3- Le surplus de liquide séminal récolté devra être éliminé.

4- La fécondation artificielle doit se faire avec l'accord de l'époux.

5- Toutes les précautions possibles doivent être prises afin éliminer le risque d'atteinte à la filiation, pouvant résulter d'une erreur de manipulation en laboratoire.

A ces cinq condition, de nombreux oulémas en ont rajouté une sixième : Il est nécessaire que le sperme de l'époux soit recueilli par un processus licite (coït interrompu, masturbation par l'épouse ou prélèvement direct des testicules).

Je rappelle que la position de ce groupe de savants est exactement la même en ce qui concerne l'insémination artificielle, qui consiste à placer par un moyen artificiel le sperme dans le col d'utérus de la femme : si le sperme provient du mari - on parle alors d'IAC - , cela sera permis (dans mêmes conditions que citées ci-dessus), tandis que si le sperme vient d'un donneur -IAD- cela sera strictement interdit.

En guise de conclusion, il convient de souligner qu'une résolution qui va dans le sens de l'avis adopté par ce dernier groupe de savants a été émise par l'Académie Islamique du Fiqh lors de la session qui s'est déroulée à Amman en 1986. Néanmoins, les trois directives supplémentaires suivantes ont été énoncées lors de la sixième session de cette même Académie, qui s'est déroulée à Djedda en 1990 :

1- Lors de la fécondation artificielle, seuls le nombre nécessaire d'embryons devant être implantés seront formés, et ce, afin d'éviter de se retrouver avec des embryons supplémentaires risquant d'être conservés dans des banques pour servir à d'autres personnes.

2- Si jamais il arrive qu'il y ait quand même des embryons en surnombre, ils ne devront pas être conservés ; ils seront laissés tels quels, jusqu'à ce qu'ils périssent naturellement.

3- Il est interdit d'implanter ces embryons en surnombre chez une autre femme. Toutes les précautions possibles doivent être prises pour éviter cela.

(Réf : "Bouhoûth li ba'dhin nawâzil al fiqhiya al mou'âsirah", "Islâm awr djadîd medical masâïl", "Al fiqh oul islâmiy wa adillatouh", "Mounthakhab Nidhâm oul Fatâwa")

Wa Allâhou A'lam !

Et Dieu est Plus Savant !


--------------------------------------------------------------------------------

1- Il est à noter que dans le cadre du traitement médical motivé par la nécessité, le fait de dénuder certaines parties du corps est unanimement autorisé en Islam, suivant le principe bien connu de "adh dharoûratou toubîhoul mahdhourât" ("la nécessité lève les interdits", ou "la nécessité fait loi"). On pourrait néanmoins se poser la question de savoir si cette règle pourrait être appliquée dans le cas de la fécondation artificielle, étant donné qu'on ne peut aisément parler ici de "situation de nécessité" (dharoûrah). A cette question, Cheikh Khâlid Sayfoullâh de l'Inde répond en substance que, s'il est exact que le recours à des méthodes de fécondations artificielles ne relève pas forcément de la nécessité, il n'en reste pas moins cependant que celui-ci est motivé par un besoin très fort, en l'occurrence le désir irrésistible d'avoir des enfants. Par ailleurs, le fait de ne pas avoir d'enfants peut entraîner des conséquences plus ou moins graves sur la condition physique et psychologique de la femme, et sur la nature même des relations entre les époux. Ce besoin de procréer atteint ainsi, chez certains, le degré de "hâdjah". Et on trouve dans les écrits de certains juristes anciens des permissions concernant le fait de découvrir une partie de sa "awrah" dans des cas qui relèvent du "hâdjah", et pas nécessairement de la nécessité absolue ("dharoûrah")...

Pratiques enseignées en Islam / naissance

Posté le 19.11.2007 par oummi
Question : Quelles sont les pratiques enseignées en Islam lors de la naissance d'un enfant ?...

Réponse :


Après la naissance, la première chose qu'il est sounnah de faire est de prononcer les paroles de l'adhân (appel à la prière) dans l'oreille droite de l'enfant. Abou Râfi' (radhia Allâhou anhou) raconte en ce sens qu'il a vu le Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) dire l'adhân dans l'oreille de Hassan (radhia Allâhou anhou), fils de Ali (radhia Allâhou anhou), lorsqu'il vint au monde. (Ahmad, Abou Dâoûd et Tirmidhi 1). Certains Hadiths (non authentiques cependant) font également allusion au fait de prononcer les paroles de l'iqâmah (second appel prononcé juste avant la prière) dans l'oreille gauche de l'enfant. (Deux traditions sont rapportées à ce sujet par Ibnous Sinniy et Bayhaqui.) La raison avancée pour expliquer cette pratique est que celle-ci a pour but de faire en sorte que le nom d'Allah (azza wa djalla) soit la première chose qui imprègne le subconscient de l'enfant.


Ensuite, il est recommandé de procéder au tahnîk, qui consiste à faire mâcher un minuscule morceau de datte (ou autre chose sucrée) par une pieuse personne musulmane, et ensuite à mettre ce minuscule morceau de datte en contact avec le palais ou la langue du nouveau-né. (Sahîh Boukhâri.)


Il est recommandé de raser la tête de l'enfant au septième jour de la naissance, de peser les cheveux qui ont été retirés et de donner en aumône aux pauvres une quantité d'argent équivalente au poids des cheveux. (Mousnad Ahmad, Mouwwatta de l'Imâm Mâlik.)


On se doit aussi de choisir un beau prénom pour l'enfant, comme le faisait et l'encourageait le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) (Sahîh Mouslim, entre autres...). Il (sallallâhou alayhi wa sallam) avait également conseillé certains prénoms (comme Abdoullah, Abd oul Rahmân...) et déconseillé d'autres.


Après la naissance d'un enfant, il est également sounnah de faire le aqiqah, qui consiste à égorger un animal (mouton, chèvre ...) et de distribuer une partie de sa viande aux pauvres et aux nécessiteux. Il est mieux de faire le aqiqah avant de raser la tête de l'enfant, le septième jour. Maintenant, si on ne peut le faire le septième jour, on peut le reporter pour le 14ème, ou 21ème jour, comme cela est évoqué dans une Tradition de Bayhaqi (dont l'authenticité est cependant considérée comme étant douteuse); mais si on le désire, on peut le faire n'importe quel autre jour.

En ce qui concerne le nombre d'animaux à égorger, d'après un Hadith de Abou Dâoûd rapporté par Oummou Kourz (radhia Allâhou anha), il est recommandé de sacrifier deux moutons s'il s'agit d'un fils et un seul s'il s'agit d'une fille. C'est la position qu'ont adopté les savants de l'école hambalite et de l'école châféite. Mais il est aussi rapporté du Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) qu'il n'a égorgé qu'un animal pour le aqiqah de ses deux petits-fils bénis, Hassan (radhia Allâhou anhou) et Housseïn (radhia Allâhou anhou). C'est la raison pour laquelle, en général, les savants de l'école hanafite et ceux de l'école mâlékite considère que le nombre d'animal à sacrifier en aqiqah est le même, que le nouveau-né soit un garçon ou une fille.


Le nouveau-né doit être circoncis s'il s'agit d'un garçon. La circoncision est une pratique très importante en Islam (beaucoup de savants la considèrent comme nécessaire, "wâdjib"...) et relevant de la nature primordiale humaine ("fitrah") (Sahîh Boukhâri).



Voici donc, en résumé, les pratiques enseignées après la naissance d'un enfant musulman.

Wa Allâhou A'lam !

Et Dieu est Plus Savant !



--------------------------------------------------------------------------------

1- La chaîne de transmission de ce Hadith contient un narrateur ('âsim ibn oubeïdoullah ibn 'âsim) qui a fait l'objet de critiques de la part de certains spécialistes. Néanmoins, étant donné que le sens du Hadith est confirmé par un ou deux autres rapports (voir "Touhfat oul Ahwadhi" – Volume 5 / Page 90), celui-ci peut servir d'argument d'après certains oulémas. Il est à noter que At Tirmidhi (rahimahoullâh) authentifie ce Hadith dans ses "Sounan" et An Nawawi (rahimahoullâh) en fait de même dans "Al Madjmoû'" – Volume 8 / Page 434.

Il est à noter que Cheikh Albâni avait qualifié ce Hadith de "hassan" (fiable) dans un premier temps. (Voir par exemple son analyse des Ahâdith rapportés par At Tirmidhi – Volume 4 / Page 97 et Abou Dâoûd – Volume 4 / Page 328, ainsi que "Irwâ oul Ghalîl" – Volume 4 / Page 400) Il semble cependant être revenu par la suite sur son appréciation, étant donné qu'il a qualifié ce Hadith de "dhaïf" (faible) dans "al kalimout tayyib" (page 162).

L'éducation des enfants en occident

Posté le 19.11.2007 par oummi
Dans l'éducation de nos enfants, que ce soit en Occident ou n'importe où ailleurs, notre objectif devrait évidemment être de les aider à obtenir le meilleur dans ce monde et le meilleur dans l'autre monde - le succès et le bonheur dans cette vie et le salut et le paradis dans l'au-delà. Cela signifie que nous devrions aider nos enfants à poursuivre avec succès les études ou formations nécessaires menant à une profession et aussi leur fournir tout ce dont ils ont besoin pour devenir de bons musulmans.



Etre un bon musulman est non seulement nécessaire pour le salut et le paradis mais c'est aussi utile dans ce monde. Le Bien, les habitudes, la discipline et le sens de la responsabilité que l'Islam inculque peuvent énormément aider les enfants dans leurs études et plus tard, dans la pratique couronnée de succès de leur profession, tandis que la foi et la croyance en Dieu que l'Islam enseigne peut ajouter le bonheur et la paix à leur succès dans la vie.

Pour aider les enfants à devenir de bons musulmans, deux choses sont essentielles :

1) un bon rapport parents-enfant
2) une forte identité musulmane des parents

Dans une société musulmane ces deux choses sont généralement suffisantes; si un bon rapport parents-enfant existe -de sorte que les enfants ne développent pas de sentiment de rejet par rapport à ce que leurs parents représentent-, alors l'identité musulmane des parents, si elle est suffisamment forte, se transmet naturellement aux enfants. Cependant, dans le monde occidental, les choses mentionnées ci-dessus ne suffisent pas d'habitude, puisque l'identité musulmane des parents aussi bien que des enfants subit de nombreuses et puissantes pressions auxquelles une famille moyenne ne peut pas résister seule. Donc en Occident, un troisième facteur est nécessaire:

3) la coopération d'une communauté musulmane organisée, unie et dynamique.

Regardons ces trois facteurs un peu plus en détail.

RAPPORTS PARENTS-ENFANT

Un bon rapport parents-enfant repose sur l'amour et le respect entre les parents et l'enfant. Etablir ce rapport relève de la seule responsabilité des parents et ils peuvent le faire en donnant à leurs enfants un amour sans réserve, qui génère alors en retour l'amour des enfants, le respect et l'obéissance pour les parents. Ce processus naturel est cependant perturbé et le rapport parents-enfant commence à se heurter à des problèmes si les parents ne peuvent pas ou ne donnent pas l'amour suffisant aux enfants. On croit souvent que les parents aiment toujours leurs enfants. Mais cette idée, quoiqu'elle ait l'appui d'un hadith 1 est en conflit avec le saint Qu'ran et les faits observés. Le saint Qu'ran mentionne ces arabes païens qui enterraient leurs petites filles vivantes :

"Lorsque la fille enterrée vivante à la naissance sera interrogée sur le pêché qu'elle a pu commettre pour être tuée"(81 :8-9)

C'est là une reconnaissance que les parents peuvent commettre le "zulm" (l'injustice, la cruauté) envers leurs enfants et qu'ils devront répondre de cela au jour du Jugement dernier.

La cruauté envers les enfants n'est pas quelque chose qui a existé uniquement à un moment donné de l'histoire, chez les Arabes de la "Jâhiliya" (période de l'ignorance et des pratiques païennes précédant la venue de l'Islam). À une échelle plus ou moins grande, c'est une pratique présente dans toutes les cultures. Même dans la moderne Amérique du Nord, "civilisée" et prospère, des centaines de milliers d'enfants sont soumis chaque année à la torture impitoyable de leurs parents, dont beaucoup, à la différence des Arabes de la "Jâhiliya", ne connaissent de difficulté économique d'aucune sorte. Ceux-ci sont sans aucun doute des exemples extrêmes mais ils devraient détruire le mythe que tous les parents n'ont que de l'amour pour leurs enfants.

En sortant de ces cas extrêmes pour revenir à la normalité, on peut cependant dire qu'une énorme majorité de parents, particulièrement les parents musulmans, aiment vraiment leurs enfants. Néanmoins, il n'est pas certain que les parents "normaux" donnent l'amour suffisant à leurs enfants. Je serais enclin à penser que la plupart d'entre eux ne le font pas. En tout cas, on peut toujours bien faire en admettant la possibilité que, de temps à autre, en tant que parents, nous pouvons ne pas donner assez d'amour à nos enfants. Admettre cela au lieu de l'ignorer mettrait les parents dans une bien meilleure position pour établir un bon rapport avec leurs enfants...

À ce point, un mot devrait être ajouté sur la nature de l'amour. Aimer ne signifie pas choyer continuellement les enfants et céder à tous leurs désirs. L'amour est plutôt un souci pour le bien-être et le bonheur des enfants, qui se manifeste dans la douceur quand la douceur est nécessaire... et dans la fermeté quand la fermeté est nécessaire. Etre ferme nécessite beaucoup d'effort. Les parents peuvent faire cet effort seulement s'ils se soucient assez de leurs enfants.

En s'occupant des enfants, essayez d'éviter les sentiments négatifs. Par exemple, si les enfants sont grossiers avec vous - et en Occident les enfants peuvent être assez grossiers avec leurs parents - ne leur demandez pas de nettoyer leurs chambres, etc..., par vengeance. Les enfants sont beaucoup plus conscients des sentiments réels de leurs parents que nous pouvons le penser. Si les parents ont des sentiments négatifs ou de vengeance envers eux, ils vont probablement réagir négativement à ce que les parents leur disent.

Nous devrions essayer d'être cohérents avec nos enfants. Nous ne devrions pas, par exemple, les empêcher de faire quelque chose de mal quand nous sommes fâchés et le tolérer quand nous sommes de bonne humeur.

Une bonne communication est aussi nécessaire pour établir un bon rapport parents-enfant. Si un enfant ne répond pas positivement à ce que vous dites et cela arrive à maintes reprises, alors il est temps, non pas de devenir de plus en plus furieux et frustré, mais de penser et de parler à l'enfant ou de découvrir autrement ce qui se passe dans son esprit.

TRANSMETTRE L'IDENTITE MUSULMANE

Venons-en maintenant au sujet de la plus haute importance, celui de communiquer l'identité Islamique à nos enfants en Occident. A ce propos l'exigence principale est évidemment que les parents eux-mêmes aient une forte identité musulmane. Mais il y a des points complémentaires importants qui doivent être gardés à l'esprit.

Dans le développement de leur identité musulmane, nous devons naturellement bien faire comprendre à nos enfants que nos voies diffèrent tout à fait de celles du reste de la société occidentale. Mais cela ne devrait pas être fait de façon à créer l'hostilité envers la société occidentale dans son ensemble. Cela peut créer un conflit émotionnel chez un enfant et c'est aussi contraire à l'Islam. Le saint Qur'an dit des gens du livre qu' "ils ne sont pas tous semblables" (3:113) et il loue certaines de leurs bonnes qualités en condamnant ce qui est mauvais chez eux (5:85-87, 57:27, etc). Nous ne devons donc pas faire une condamnation générale de la société occidentale dans son ensemble, mais leur désigner plutôt ce qui est bon dans cette société et ce qui est mauvais. Nous devrions les aider à s'identifier avec ce qui est bon ici et à rejeter ce qui est mauvais.

Par exemple, nous devrions leur dire : "la plupart des occidentaux croient en la Trinité et en la divinité de Jésus (saws), que nous rejetons totalement. Mais il y a beaucoup d'occidentaux qui croient à un Dieu et à la prophétie de Jésus (saws) presque de la même façon que nous." "La plupart des occidentaux boivent de l'alcool et/ou prennent des drogues, mais beaucoup rejettent cette pratique, comme nous les Musulmans." "Beaucoup d'occidentaux sont homosexuels ou sont moralement disposés à accepter cette déviation. Mais beaucoup d'autres considèrent ça comme immoral, de même que nous le faisons." "Beaucoup d'occidentaux sont pour l'avortement mais presque autant sont contre cela." Nous devrions ensuite mettre l'emphase sur le mal provoqué par les choses interdites par l'Islam, par exemple la mort par accident, les vies ruinées, les foyers brisés à cause de l'alcool et des drogues etc... et le SIDA à cause de l'homosexualité.

On devrait aussi attirer l'attention de notre jeunesse sur le fait que, sur certains aspects, la société Occidentale est plus Islamique que la plupart des sociétés Musulmanes. Par exemple, il y a la pluralité d'expression politique, ainsi que le respect du droit constitutionel, qui sont plus Islamiques que l'autorité arbitraire des dictateurs et des rois qu'on trouve dans la plupart des pays Musulmans. Il y a aussi généralement moins de corruption ici que dans certains pays Musulmans. Beaucoup d'autocritique n'affaiblira pas, à la longue, l'identité Musulmane des enfants, mais la renforcera plutôt. De plus, il aidera certains d'entre eux en grandissant à être des réformateurs, ce dont nous avons tant besoin...

Dans les questions d'ordre secondaire au sujet desquelles il y a des divergences parmi les musulmans (par exemple concernant la façon exacte de prier, qui aurait du être le chef des musulmans après la mort du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam)) nous pouvons dire à nos enfants ce que nous pensons, mais sans être trop dogmatiques. Nous devrions nous concentrer à inculquer de l'amour pour Dieu, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), l'Islam et les musulmans et à enseigner les croyances de base convenues et les pratiques de l'Islam. Pour le reste nous devrions prendre une attitude plus détendue. Cela aiderait non seulement l'unité musulmane, mais augmenterait aussi nos chances de succès dans l'éducation de nos enfants en tant que musulmans, puisque le dogmatisme dans chaque question peut, en définitive, éloigner notre jeunesse de l'Islam.

LE RÔLE DE LA COMMUNAUTÉ

Comme nous l'avons relevé plus tôt, le travail d'éducation des enfants en tant que musulmans dans le monde occidental n'est pas facile. La plupart des parents ne peuvent pas le gérer tout seuls. Donc, une coopération rapprochée est nécessaire entre les parents et la communauté. Les parents, en tant que membre et partie de cette coopération, devraient porter intérêt au travail de la communauté et y contribuer comme ils peuvent, tandis que la communauté, par ses représentants élus, devrait fournir aux parents tous les équipements dont ils ont besoin pour instruire leurs enfants dans l'Islam, les rendre fiers et les mettre à l'aise avec les valeurs et les traditions Islamiques.


--------------------------------------------------------------------------------

1 - Il est rapporté qu'on a demandé au Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) s'il faut obéir et honorer ses parents même s'ils font du "zulm" (de l'injustice) envers leurs enfants. On rapporte que le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) a répondu que les parents ne peuvent pas faire du "zulm" envers leurs enfants. Ce hadith doit être considéré comme non authentique, puisque, comme nous l'avons déjà dit, il est en conflit avec le livre de Dieu et les faits observés. De plus, ce hadith semble incompatible avec quelques autres hadith où le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) exhorte des parents à bien traiter leurs enfants et à dépenser pour eux, par exemple les deux hadiths suivants :

Joignant deux de ses doigts, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) a dit: " Celui qui exécute ses prières correctement, qui dépense pour ses enfants malgré ses modestes moyens et ne dit pas du mal des autres sera au Paradis près de moi comme ces deux doigts."

Et:

" Celui qui donne aux filles, dépense pour elles et les traite bien - Dieu le récompensera sûrement par le paradis."

Le fait même qu'un tel hadith encourage les parents à bien traiter leurs enfants signifie bien que les parents peuvent ne pas toujours aimer assez leurs enfants, sinon un tel encouragement ne serait pas nécessaire. Les filles sont particulièrement les victimes de l'égoïsme des parents dans beaucoup de cultures, où pour des raisons économiques et sociales beaucoup de parents ne sont pas très heureux d'avoir des filles.


--------------------------------------------------------------------------------


Article du Dr. Ahmad Shafaat (1986), publié pour la première fois dans le magazine "Al-Ummah", à Montreal au Canada, en 1986. Le texte original en anglais est présent à cette adresse: http://www.themodernreligion.com/family/family_mistakes.html

Traduction en français réalisée par la soeur Louisa.

Femme enceint et le jeune

Posté le 19.11.2007 par oummi
Question : Est-il permis à la femme qui est enceinte de ne pas jeûner durant le mois de Ramadhân et de remplacer ensuite les jeûnes manqués ?


Réponse: Il est en effet permis à la femme enceinte de ne pas jeûner durant le mois de Ramadhân et de remplacer les "Siyâmes" manqués par la suite, lorsqu'elle craint pour sa santé ou celle du fœtus. Cependant, pour qu'elle puisse abandonner le jeûne, il est nécessaire que la crainte soit justifiée: soit par son expérience personnelle, soit parce qu'un médecin musulman expérimenté lui affirme que le jeûne fait peser un risque sur sa santé ou celle de son enfant. Cette permission a été établie par raisonnement analogique à partir du Qour'aane, mais également à partir d'un Hadith rapporté par Anas (radhia Allâhou anhou) (Ahmah, Tirmdhi, Nasaï, Abou Dâoûd).


Maintenant, si une femme enceinte décide de reporter ses jeûnes à plus tard, si sa décision est motivée par un risque concernant sa santé personnelle, dans ce cas, il lui suffira de remplacer normalement les jeûnes manqués. Mais si le risque concerne uniquement la santé du fœtus, dans ce cas, d'après la majorité des écoles (châféite, mâlékite et hambalite), en sus de remplacer les jeûnes manqués, elle devra également s'acquitter d'une compensation matérielle ("Fidya") pour chaque jour de jeûne. Cet opinion est basée notamment sur un avis rapporté de Ibnou Abbas (radhia Allâhou anhou).

Wa Allâhou A'lam !

Et Dieu est Plus Savant !

Fatwas sur l'avortement

Posté le 19.11.2007 par oummi
Question : Que dit l'Islam sur l'avortement ?


Réponse : Tout d'abord, il est nécessaire de rappeler que la vie du foetus, à l'instar de la vie humaine en général, est sacrée en Islam. A ce titre, elle se doit d'être gardée et protégée dans la mesure du possible. On peut se faire une idée de l'importance reconnue au foetus lorsqu'on considère le fait que la jurisprudence musulmane autorise à la femme qui est enceinte et qui craint pour la santé du futur bébé de ne pas jeûner durant le mois de Ramadhân (et de remplacer les jours ainsi manqués plus tard) ... alors que la pratique du jeûne du Ramadhân compte parmi les cinq piliers les plus connus de l'Islam...
Plus révélateur encore: A l'époque du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), une femme ("Al Ghâmidiya") était tombée enceinte après avoir commis l'adultère... Comme elle était venue se dénoncer devant le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), celui-ci prit la décision d'appliquer la peine prévue, mais pas avant que la femme en question n'eut accouché et complété la période d'allaitement...

C'est pourquoi, comme le souligne Cheikh Qaradâwi r.a., la règle de base en Islam par rapport à l'avortement, c'est l'interdiction. Néanmoins, cette interdiction peut être plus ou moins sévère, en fonction des circonstances et surtout en fonction du moment où a lieu l'interruption de la grossesse... (Réf: "Fatâwa Mou'âsirah" - Volume 2 / Page 547)

L'avortement après l'insufflation de l'âme ("Nafkh our roûh"):

Dans un certain nombre de Hadiths authentiques où sont détaillés les différentes étapes du développement embryonnaire, le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) affirme que l'âme est insufflée ("nafkh our roûh") dans le fœtus au terme du quatrième mois de grossesse (120 jours). 1


C'est justement en raison de ce genre de Hadiths que les savants musulmans considèrent unanimement que, passé la limite de quatre mois (120 jours), l'avortement est strictement interdit. Avorter dans un tel cas de figure est considéré comme étant un acte d'infanticide et est assimilé à un crime en Islam. Allâmah Ibné Taymiyyah r.a. écrit dans une de ses Fatâwa que cet acte relève du "wa'd" (enterrement d'un enfant vivant), à propos duquel Allah dit sur un ton d'avertissement dans le Qour'aane:

"Et lorsqu'on demandera à la fillette enterrée vivante , pour quel péché elle a été tuée".

(Sourate 81 - Versets 8/9)

(Réf: Madjmou'oul Fatâwa - Volume 4 / Page 217)

Cependant, si le fait de conserver ce fœtus met la vie de la mère en danger, et qu'il ne soit pas possible de la sauver sans le retirer, dans ce cas, certains oulémas affirment que l'avortement est toléré, même si la vie a déjà été insufflée, en vertu de la règle en Islam, qui veut que, lorsqu'on est obligé de choisir entre deux maux, on doit opter pour le moindre des deux. Dans ce cas précis, il est évident que la mort de la mère est une perte beaucoup plus grande que celle du fœtus. Qui de plus est, la vie de la mère est une réalité, alors que la naissance du futur enfant n'est encore, à ce stade, qu'espérée... (Réf: "Fatâwa Mou'âsirah" - Volume 2 / Page 547; il est à noter que certains savants ont interdit l'avortement même dans ce cas... C'est ce qui est mentionné dans les références hanafites suivantes: "Al Bahr oul Râïq" - Volume 8 / Page 233 et "Fatâwa Qâdhi Khân" - Volume 4 / Page 385.)


L'avortement avant l'insufflation de l'âme ("Nafkh our roûh"):

Ecole hanafite: Si l'âme n'a pas encore été insufflée et le futur enfant se trouve encore à l'état embryonnaire, selon l'école hanafite, la femme peut avorter dans un cas de grande nécessité (réelle et reconnue) et pour une raison valable. Si une femme avorte sans raison valable alors que les membres et les organes de foetus avaient déjà commencé à se former, elle aura le péché d'avoir commis un crime, comme le mentionne explicitement Ibné Âbidine Châmi r.a. dans son ouvrage de référence de l'école hanafite, "Raddoul Mouhtâr" (Volume 5 - Page 519). Et même si les membres et organes du fœtus n'ont pas encore commencé à se former, il n'est pas permis de procéder à un avortement sans raison valable. Cependant, si une femme le fait quand même, elle n'aura pas autant de péchés que si elle avorte après que les membres aient commencé à se former. 2

Les raisons valables pour un avortement peuvent être de deux types:

Les facteurs qui sont en rapport avec le fœtus. Exemples: une malformation décelée du fœtus; la présence chez lui d'une déficience importante; le fort risque qu'il soit atteint par une maladie génétique grave héritée des parents. Néanmoins, dans ce genre de cas, la décision éventuelle d'une interruption de grossesse devra être basée sur un diagnostic médical fiable et digne de confiance, et non pas sur de simples suppositions... 3
Les facteurs qui sont en rapport avec la mère. Exemples: la présence du fœtus met en danger la vie ou la santé mentale de la future mère; la femme étant handicapée physiquement ou mentalement, elle ne pourra pas élever correctement un éventuel enfant, et il n'y a personne non plus de sa famille pour le faire à sa place; la femme est tombée enceinte à la suite d'un viol et elle ne désire pas garder cet enfant. (Réf: "Al Halâl wal Harâm" de Cheikh Khâlid Sayfoullâh - Pages 309 / 310)

Ecole hambalite: Selon le rapport de Cheikh Wahbah Az Zouheïli, l'avis de l'école hambalite sur cette question est similaire à celle de l'école hanafite. (Réf: "Al Fiqh oul Islâmiy" - Page 2648)


Ecole châféïte: Il y a principalement trois avis qui sont rapportés de l'école châféite concernant l'interruption de la grossesse avant l'insufflation de l'âme:

- Une opinion est assez proche de celle des hanafites. (C'est là l'avis qui a la préférence du juriste châféite, Al Ramali r.a.).
- L'autre avis est qu'il est permis mais déconseillé ("Makrouh") d'avorter avant 40 jours de grossesse. (Si cela devait se faire, l'accord des deux époux serait nécessaire.) Après 40 jours, l'avortement est strictement interdit. (Réf: "Al Fiqh oul Islâmiy" - Page 2648)
- L'avortement est interdit depuis le moment où a lieu la fécondation. Cette troisième opinion est celle qui a été retenue par l'Imâm Abou Hâmid Al Ghazâli r.a." (Voir "Ihyâou ouloûmi dîne", Volume 2 - Page 47).
Ecole mâlékite: L'avis le plus fiable au sein de l'école mâlékite est que l'avortement est interdit depuis le début même de la grossesse. (Réf: "Al-Qawaaneen al-Fiqhiyyah" de Ibn Djizzi - Page 141 - "Al Fiqh oul Islâmiy")


Il est à noter que, sur cette question, bon nombre de savants contemporains ont adopté une position qui, finalement, va dans le sens de celle qui a été définie par les experts de l'école hanafite...

Cheikh Wahbah Az Zouheïli écrit ainsi:

"Et je donne préférence (à l'avis stipulant) l'interdiction de l'avortement depuis le début de la grossesse, sauf en en cas de nécessité ou dans le cadre d'une raison valable (...)" (Réf: "Al Fiqh oul Islâmiy" - Page 2647)

Cheikh Qaradâwi affirme pour sa part:

"La règle de base en ce qui concerne l'avortement est l'interdiction. Cette interdiction prend de l'ampleur en fonction de l'état d'avancement et de développement du foetus. Ainsi, durant les quarante premiers jours de grossesse, l'interdiction est la plus légère. C'est pourquoi, l'avortement sera autorisé dans ce cas pour des raisons valables. Après la période de quarante jours, l'interdiction devient plus forte; l'avortement ne sera alors toléré que pour des motifs plus graves (par rapport à l'étape précédente), motifs qui seront déterminés par des personnes versées dans le "Fiqh". Et l'interdiction continuera ainsi à prendre de l'ampleur (...)" (Fatâwa Mou'âsirah - Volume 2 / Page 547)


Wa Allâhou A'lam !

Et Dieu est Plus Savant !


--------------------------------------------------------------------------------

Notes:
1- Il existe une différence entre l'insufflation de l'âme réelle ("roûh rabbâniy" ou "roûh haquiqui", comme le désigne certains oulémas), qui se fait donc au quatrième mois de grossesse, et l'apparition des signes de la vie (que ces mêmes savants appellent "roûh haywâni") au sein du fœtus. En effet, les signes de la vie font leur apparition chez l'embryon bien avant que l'âme réelle ne soit insufflée (le coeur bat déjà à partir de la quatrième semaine de développement, et au cours du troisième mois, le foetus commence à bouger)... Il convient de souligner également qu'il existe un Hadith authentique (rapporté par l'Imâm Mouslim) qui mentionne que l'embryon reçoit la visite d'un ange lorsque 42 nuits de grossesse sont passées (6 semaines): Celui-ci est notamment chargé de "modeler" ("taswîr") l'embryon par la formation de certains organes sensoriels...
2- Certaines références hanafites (comme "An Nawâdir" par exemple) mentionnent la permission de mettre un terme à la grossesse si les membres du foetus ne sont pas encore formés... Néanmoins, les experts de l'école hanafite affirment que cette permission ne concerne que les cas où l'interruption de grossesse serait justifiée par une raison valable (Voir à ce sujet les écrits de Ibn Âbidine, dans son "Radd oul Mouhtâr" - Volume 3 / Page 176)
3- Une Fatwa, émise par "The Islamic Fiqh Committee of the Muslim World League" lors de sa 12ème session qui s'est déroulée à Makkah le 10 Février 1990, stipule que, s'il est établi de façon certaine par un comité de médecins digne de confiance que le foetus est malformé, et que cette malformation ne pourra être traitée par la suite par les spécialistes, l'avortement est permis avec l'accord des parents et dans la limite des 120 jours de grossesse.


Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus