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Salam Aleikoum. un blog pour les mamans et les futures mamans a partir du Coran et de la Sunnah
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18.11.2007
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Histoires de meres

Lettre a son fils, l'amour d'une mère

Posté le 21.11.2007 par oummi

L'amour d'une mère


Voici la lettre d’une mère meurtrie qu’elle adresse à son fils bien-aimé. Cette pauvre mère, après avoir fait son éducation, veillée les nuits pour
lui, sacrifiée sa vie et son bonheur pour sa cause, et organisé son mariage avec une des jeunes filles, s’est vue soudainement reniée par ce dernier en lui désobéissant et la rejetant.



Elle dit dans un extrait de sa lettre : « Mon fiston, il y a maintenant vingt-cinq ans, ce fut dans ma vie une rayonnante journée lorsque le médecin m’informa que j’étais enceinte. Tu sais, mon fils, les mères maîtrisent bien le sens de ce mot, c’est à la fois un mélange de joie et de bonheur, avec le début de la fatigue et les changements psychologiques et physiologiques. Après cette bonne nouvelle, je t’ai porté dans mon ventre pendant neuf mois mon fils, tout en étant heureuse et enjouée. Pourtant, je me levais péniblement, je dormais difficilement, je mangeais à contrecœur, et je respirais malaisément. Malgré tout, cela n’a jamais affaibli l’amour que je te porte et la joie de t’avoir. Au contraire, plus les jours passaient et plus mon amour pour toi ne cessait de se développer et le désir de te voir grandissait. Je t’ai porté, mon fils, subissant pour toi peine sur peine et douleur sur douleur. Cependant, j’étais heureuse, heureuse chaque fois que je ressentais dans mon ventre un de tes mouvements. Je me réjouissais lorsque tu prenais du poids bien que la grossesse me soit pénible. C’est en effet une longue fatigue.



Après cela, l’aube de cette fameuse nuit est arrivée, cette nuit où je n’ai pas dormi, où je n’ai pas pu fermer l’œil. Cette nuit, j’ai été secouée par les douleurs, les difficultés, l’anxiété et la peur. Une situation telle qu’il est impossible de la décrire par écrit ou même oralement. Je jure par Allah mon enfant, à maintes reprises, j’ai perçu la mort de mes propres yeux jusqu’à ce que tu viennes au monde. Tes larmes de naissance se sont mêlées à mes larmes de joie, et toutes mes douleurs et mes blessures disparurent.



Mon cher fils, pendant des années de ma vie je t’ai porté dans mon cœur, je t’ai lavé de mes propres mains, mon giron fut ton lieu pour dormir et de ma poitrine tu prenais ta nourriture. J’ai veillé mes nuits pour que tu dormes, et durant mes jours, je me suis fatiguée pour ton bonheur. Mon seul souhait est de pouvoir entrevoir ton sourire et ma joie de tout instant est que tu me demandes de te préparer quelque chose. Ceci était mon bonheur extrême. Je demeurais ainsi pendant toutes les nuits et les jours qui s’écoulèrent. Je demeurais une servante sans reproche, une nourrice ininterrompue et une travailleuse sans relâche. Ceci jusqu’à ce que tu aies atteint ta maturité et ta pleine croissance, et jusqu’à commencer à voir en toi les signes de la virilité.



Donc, je me suis précipitamment mise à courir ici et là pour te trouver la femme que tu demandais. Puis vint le jour de ton mariage. Mon cœur déchiré, alors mes larmes coulaient, car j’étais d’une part heureuse de contempler ta nouvelle vie de bonheur, mais d’autre part, j’étais triste de te
quitter.



Ensuite, les heures s’écoulèrent lentement, mais brusquement tu n’étais plus le fils que j’avais connu auparavant. Soudainement, tu m’as rejeté et tu as feint d’oublier mes droits sur toi, les jours passent sans que je te voie, ni t’entende. Tu as feint d’ignorer celle qui t’a présenté le meilleur service.



Mon enfant, je ne demande rien de plus que de me compter parmi les membres de tes plus lointains amis et parmi ceux que tu rencontres le moins souvent. Mon tendre fils, fais en sorte de m’accorder chaque mois une place dans ta vie, pour te voir ne serait-ce que quelques minutes. Mon cher fils, sache que mon dos s’est courbé, mes membres sont
tremblotants, les maladies m’ont exténuée et le dépérissement m’a frappée. En effet, je ne me lève que difficilement et ne m’assieds que péniblement. Malgré tout, mon cœur ne cesse d’être animé par ton amour. Si un jour une personne te montre du respect, tu t’empresserais de la remercier pour
avoir bien agi et pour le bienfait reçu, alors que dire de ta mère – que mon Seigneur te garde !—qui a été bonne envers toi, d’une bonté que tu ne
reçois pas et d’une bienfaisance à laquelle tu es ingrat. Cette mère qui était aux petits soins avec toi et s’est occupée de toi des années successives ; cette mère qu’a-t-elle donc récoltée comme récompense et qu’a-t-elle obtenue en compensation ?!



Comment en es-tu arrivé à être aussi insensible et comment le temps a-t-il autant agi sur toi ?! Mon fils chéri, chaque fois qu’on m’apprend que tu es heureux dans ta vie, ma joie et ma réjouissance redoublent. Cependant, je suis étonnée par ton comportement alors que tu es le produit de mes mains. Je me pose la question : quel crime ai-je commis pour être devenue ton ennemie, pour ne plus vouloir venir me voir et pour te montrer réticent à mon égard ?! Pourtant, je ne vais pas me plaindre de toi (auprès d’Allah) et je ne vais pas communiquer ma tristesse (à Allah), car si jamais elle s’élève au-dessus des nuages et monte jusqu’aux portes du ciel, alors le malheur te frappera pour avoir été ingrat (envers moi), le châtiment t’atteindra, et l’adversité s’installera dans ta propre maison. Non ! Je ne le ferai pas, car tu es toujours— ô mon enfant — le fruit de mes entrailles, le doux parfum de ma vie, et le plaisir de mon existence Réveille-toi mon fils, la vieillesse n’est plus si lointaine, les années passeront et tu deviendras un vieux père à ton tour, mais sache que la peine est proportionnée à la faute. À ton tour, tu écriras à ton fils en pleurs de la même façon que je t’ai écrit.



Certes, les litiges seront jugés par Allah. » Crains Allah au sujet de ta mère, sèche ses larmes, et allège sa souffrance. Ensuite si tu le désires, déchire donc sa lettre, mais sache que quiconque fait une bonne œuvre, c’est pour son bien, et quiconque fait le mal, il le fait à ses dépens. [..]



D’après Zaïd qui demanda à Hassan Al-Bassry : « Qu’en est-il de l’invocation des parents pour leur enfant ? » Il répondit : « c’est pour lui sa délivrance. » J’ajoutais : « Qu’en est-il si l’invocation des parents est contre leur enfant ? » Il répondit : « c’est pour lui son anéantissement. » c.-à-d. sa perte. Le droit de la mère sur son fils est énorme et de grande importance. Il n’a pas à l’appeler par son prénom, mais il doit l’appeler par les noms qu’elle aime ou par son surnom (Oumm untel). Ne t’assieds pas avant elle et ne marche pas devant elle. Accueille-la avec un visage rayonnant, embrasse-lui la tête et baise-lui la main. Lorsque tu l’enjoins à faire une chose, fais-le correctement sans la blesser. Réponds à son invitation lorsqu’elle t’invite sans éprouver la moindre lassitude ou la moindre répugnance. Parle-lui avec douceur, nourris-la lorsqu’elle a faim et empresse-toi de lui ramener toutes les bonnes choses qu’elle désire. Donne-lui ce qu’elle souhaite avant même qu’elle ne le demande et informe-toi de ce qu’elle aime pour le lui apporter. Sois pour elle un servant obéissant. Obéis-lui tant que cela n’induit pas un péché. Ne la devance pas en mangeant ou en buvant. Réjouis-la en invoquant pour elle la miséricorde et le pardon pendant la nuit et aux extrémités du jour. Ne tiens pas compte de ses fautes et ses faux pas. Ne parle d’elle à quiconque d’un ton plaintif ou outrageant et n’exprime à quiconque ce qui te chagrine à son sujet. Fais-lui plaisir et respecte-la. Ne t’enorgueillis pas face à elle, car tu étais à l’intérieur de ses entrailles et tu étais entre ses mains. Rends-la heureuse et entretiens un bon comportement avec elle. Enfin, demande qu’elle invoque Allah pour toi, car les portes du ciel s’ouvrent pour ce genre d’invocation.



Louange à Allah, et que la paix et sa bénédiction soient accordées à Son Prophète Muhammad, ainsi qu’à sa famille et ses compagnons et tous ceux qui les ont suivis de la meilleure manière…




--

Hajar

Posté le 21.11.2007 par oummi
Hajar, La mère patiente



Hajar était la servante de Sarah, la première femme de Ibrahim, et c’est le roi de l’Egypte a l’époque An-Noumroud qui il lui a offert (voir l’article Sarah, la femme d'Ibrahim) sa servante Hajar.



Le mariage de Ibrahim avec Hajar

Sarah ne pouvait pas enfanter, alors elle a encouragé son mari à prendre Hajar sa servante comme épouse.

L’union d’Ibrahim et d’Hajar fut bénie par Dieu et ils eurent un fils à qui ils donnèrent le prénom Ismaïl. Lorsque Ibrahim (salut de Allah soit sur lui) commença à rencontrer trop de résistance à son appel à Dieu, il lui fut ordonné de quitter son pays en compagnie de sa femme Hajar et de son fils et de se rendre dans un lieu désert où il n’existait ni plantes, ni eau. Abandonnant tous leurs biens derrière eux ainsi que la verdure, les fruits et les rivières auxquels ils étaient habitués, ils se rendirent donc dans cette zone aride sur laquelle naîtra plus tard la ville de La Mecque.

Ibn Abbas (Allah soit satisfait de lui) a dit: “La première des femmes qui utilisa une ceinture pour cacher les signes d’allaitement fut la mère d’Ismaïl. C’était pour le cacher à Sarah car cette dernière était stérile. Ibrahim l’emmena, alors qu’elle allaitait et la déposa à côté de la Maison (la Kaaba) sous un haut et grand arbre à la hauteur de Zamzam, à l’endroit le plus haut de la Mosquée. A l’époque il n’y avait personne à la Mecque, et il n’y avait pas d’eau. Il la déposa là avec un sac de dattes et une outre pleine d’eau. Ibrahim rebroussa chemin. La mère d’Ismaïl le suivit en disant : « Où vas-tu en nous laissant dans cette vallée où il n’y a ni humain ni objet ? » Elle le répéta plusieurs fois sans qu’il lui prête attention. Elle lui dit: « Est-ce Dieu qui te l’a ordonné ? » Il répondit: « Oui ! » Elle dit: « Alors, Il ne nous abandonnera pas ! » et elle s’en retourna. Ibrahim repartit jusqu’à Attaniya d’où on ne pourrait le voir. Il se dirigea vers la Mecque et invoqua Dieu en ces termes: « Notre Seigneur, j’ai fixé une partie de ma progéniture dans une dépression impropre aux cultures, juste auprès de Ta Maison cachée, notre Seigneur, pour qu ‘ils accomplissent la prière. Fais que des coeurs d’entre les humains se précipitent vers eux. Fais-leur attribution de fruits. Peut-être seront-ils reconnaissants» (Sourate 14 verset 37)



Hajar et la course (Sa’ya) entre as-Safa’et al-Marwa

La mère d’Ismaïl avait commencé à allaiter et buvait de son eau. Quand il n’en resta plus et qu’elle eut soif ainsi que son fils qui se tordait (de soif), ne pouvant plus supporter de le voir ainsi, elle se dirigea vers as-Safa, la montagne la plus proche. Elle l’escalada mais elle ne vit personne. De là, elle se dirigea vers la vallée pour voir s’il y avait quelqu’un. Mais elle ne vit personne. Elle descendit d’as-Safa jusqu’à la vallée où elle retroussa sa chemise et marcha jusqu’à dépasser la vallée. Puis elle repartit vers al­Marwa qu’elle escalada. Mais elle ne vit personne. Elle répéta cela sept fois. Ibn Abbas (Que Dieu soit satisfait de lui) a dit que l’Envoyé de Dieu a ajouté: «C’est cela la course (Sa’ya) entre as-Safa’et al-Marwa» Arrivée à al-Marwa, elle entendit une voix et elle dit « Silence ! » se parlant à elle-même. Puis elle écouta de nouveau. Elle dit: « Tu as entendu si tu as de quoi nous sauver”, voilà un ange près de Zamzam qui frappait avec son talon ou son aile jusqu’à ce que l’eau apparut. Elle commença à tourner autour en disant, agitant ses mains: « Aussi! » Puis elle remplit son outre alors que l’eau jaillissait. lbn ‘Abbas (Allah soit satisfait de lui) a dit: « L’Envoyé de Dieu a ajouté: « Que Dieu accorde Sa Miséricorde à la mère d’Ismaïl, si elle avait laissé l’eau aller ou si elle n’avait pas pris d’eau Zamzam aurait été une source débordante. » Elle a bu et allaité son bébé. L’ange lui dit: “Ne crains rien pour la propriété de cette eau car ici sera fondée la Maison de Dieu grâce à ce bébé et à son père. Dieu ne lésera pas sa progéniture» La Maison était située sur une hauteur comme sur une colline où le vent vient de droite et de gauche. Elle est restée ainsi jusqu’au jour où un groupe de Jourhoum ou de la famille Jourhoum arrivèrent d’un voyage difficile. Ils s’installèrent près de la Mecque et aperçurent un oiseau assoiffé. Ils se sont dit : “Cet oiseau survole de l’eau”, alors qu’on connaissait cette vallée sans eau. Ils ont alors envoyé un ou deux ado1escents qui ont découvert l’eau. Ils ont rapporté la nouvelle et ils se sont tous rendus chez la mère d’Ismaïl qui était près de l’eau. Ils lui ont demandèrent : «Nous autorisez-vous à nous installez chez vous ? » Elle répondit : «Oui, mais vous n’avez aucun droit sur l’eau» Ils répondirent : «D’accord» Ibn ‘Abbas ajoute que l’Envoyé de Dieu (P.S soient sur lui) a dit : « La mère d’Ismaïl s’habitua à eux, elle qui aimait la compagnie. Il y a eu parmi eux de grandes familles parmi lesquelles l’enfant grandit et apprit l’Arabe. Il leur plaisait et ils l’admiraient. Quand il atteignit l’âge de se marier, ils lui donnèrent une de leurs femmes. Puis, Hajar, la mère d’Ismaïl mourut… » Le livre des prophètes Vol. VI – 3364 Rapporté par Al Boukhâri



Le retour de Ibrahim et sa vision



Les jours s’écoulèrent sans que rien ne vienne perturber la vie d’Hajar et de son fils, d’autant plus qu’Ibrahim était de retour de son périple. Une seconde épreuve attendait cependant HAJAR, la tendre mère pieuse qui avait enduré toutes les souffrances consécutives à leur isolement en plein désert aride. En effet, Ibrahim eut une vision dans laquelle il lui était demandé d’égorger son unique fils. Hajar, informée par la vision de son époux, comprit que Dieu leur demandait une nouvelle preuve de foi et elle accepta que le destin s’accomplisse, bien que ce sacrifice lui parut dur à supporter au départ. Mais elle était convaincue que si telle était la volonté de Dieu, c’est qu’une sagesse qu’elle ne pouvait comprendre justifiait un tel acte. L’enfant leur avait été donné par Dieu, et Dieu pouvait le leur reprendre quand il le voulait malgré tout l’amour qu’ils pouvaient lui porter, car leur amour pour Dieu était plus fort encore. Ismaïl lui-même acceptait d’être présenté en sacrifice à Dieu. Ibrahim emmena donc son fils loin d’Hajar et ils se rendirent à Mina. Là, Ismaïl s’étendit par terre et présenta sa gorge au couteau que tenait son père.

Au moment où Ibrahim s’apprêtait à obéir aux ordres de Dieu, la Magnanimité divine se manifesta. L’archange Gabriel fut envoyé par Dieu avec un mouton du Paradis qui devait être égorgé à la place d’Ismaïl, le père et le fils ayant fait preuve de leur obéissance totale à Dieu.

Ainsi prit fin la dure épreuve d’Hajar. Elle retrouva avec une très grande joie son fils et remercia Dieu de Sa Clémence. La famille, à nouveau réunie, vécut dans le bonheur de la foi inaltérable en la Puissance et la Clémence divine.

Hâjar est une femme exemplaire : elle montra sa grande confiance en Allah dans les épreuves et son grand courage dans les situations difficiles.



Source :

http://annissa.edaama.org

http://www.apbif.org

http://www.petitmusulman.com

La mère de Moussa

Posté le 21.11.2007 par oummi
La mère de Moussa (Moïse)


La mère de Moussa (Moïse) s’appelait Yokèbed issue de la tribu de Lévi, mère également de Haroun (Aaron) et Myriam.



La prédiction du Pharaon



Suite à la prédiction faite à Pharaon par les mages les plus illustres d’Egypte. Par conséquent, Pharaon, craignant qu‘il ne naisse effectivement parmi les fils d’Israël un enfant qui lui ravirait son trône et tout son pouvoir, avait décidé que tous les nouveau-nés israélites seraient assassinés au berceau. C’était, à ses yeux, la meilleure façon d’enrayer le mal à la racine.

Pas très loin du palais de Pharaon, vivait une petite famille qui comptait la mère et deux enfants: une fille et un garçon ayant pour prénom Aaron. La mère était enceinte et elle avait déjà toutes les appréhensions du monde pour l’enfant qu’elle allait mettre au monde. Elle se prenait souvent à espérer que ce soit une fille plutôt qu‘un garçon, ce qui l’aurait rassurée sur le sort de ses enfants. Mais ce fut un enfant mâle qui vint au monde, à un moment où les hommes de main de Pharaon arrachaient les bébés israélites à leurs mères pour les tuer sous leurs propres yeux. La famille dut donc jalousement garder le secret de cette naissance, mais au bout de trois mois, la mère se rendit à l’évidence: tant que son bébé restait avec elle, il était en danger de mort, et ce n’était absolument pas la fin qu’elle désirait pour cet enfant auquel elle s’était attachée des le premier instant où elle avait vu son petit visage, attachement d’autant plus fort qu’e1le sentait le fléau de la mort suspendu au-dessus de son petit crâne par un fil très mince qui pouvait être rompu à tout instant par les hommes de Pharaon. C’est ainsi qu’elle fut contrainte d’éloigner d’elle ce fils auquel elle tenait tant et qu’elle voulait voir survivre



La mère confia l’enfant au fleuve



Alors Dieu inspira à la mère de Moussa de confier l’enfant au fleuve. Elle plaça alors son fils dans une corbeille, et elle le déposa sur les rives du Nil. L’enfant est recueilli par la fille du pharaon, qui l'élève comme son fils. Elle lui donne le nom de Moussa (Moïse), car elle l’a "tiré des eaux".

Allah a dit : Traduction relative et approchée : “Nous inspirâmes à la mère de Moussa : “Allaite-le; quand tu concevras pour lui des craintes, jette-le dans le fleuve, sans crainte ni chagrin, car Nous te le rendrons et le mettrons au nombre des envoyés.” (Sourate 28 verset 7)



Moussa dans le palais du Pharaon




Par précaution, la pauvre mère recommanda à sa fille de suivre de loin, depuis le rivage, la suite des évènements. Depuis la rive du fleuve, la jeune fille vit corbeille récupérée par des agents de Pharaon.

Allah a dit : Traduction relative et approchée : “Nous t‘avons favorisé une fois déjà quand Nous fîmes à ta mère certaines révélations: “Jette-le dans le coffre, jette le coffre dans la mer, et que la mer le relance au rivage, et que le recueille un ennemi a Moi, ennemi à lui ”. Et J’émanai sur toi une force d’amour, afin que sous Mon regard tu fusses façonné (élevé). » Un jour passait ta s soeur, elle dit: « Puis-je vous indiquer des gens qui vous le prenne en charge ? » Ainsi Nous te rendîmes à ta mère pour rafraîchir ses yeux et qu’elle n’eut plus de chagrin. » (Sourate 20 verset 37 à 40)

Le Pharaon avait la quasi-certitude qu’il ne pouvait s’agir que d’un enfant israélite comme le pensaient ses hommes, mais il ne put mettre sa menace à exécution et donner la mort au bébé. Allah était en effet intervenu pour faire en sorte que Assya; l’épouse de Pharaon, ressente une grande affection pour ce bébé trouvé dès le premier regard, et elle supplia par conséquent son mari de lui permettre de garder cet enfant et de l’élever comme son fils qu’elle avait toujours attendu et qu’elle n’avait pu avoir. Pharaon dut donc laisser la vie sauve au bébé et accepter qu’il grandisse dans son palais.

Pendant ce temps, la pauvre mère, chagrinée d’avoir été contrainte à abandonner son fils, apprenait par la bouche de sa file que le petit enfant se trouvait dans le palais du pire ennemi de leur race. Néanmoins, son inquiétude commença à s’estomper lorsqu’elle comprit que c’était la Volonté divine qui en avait décidé ainsi, et que son fils était plus en sécurité dans le palais que partout ailleurs. Elle se souvint en effet de ce qui lui avait été inspiré.

Allah a dit : Traduction relative et approchée : « Et le coeur de la mère de Moussa devint vide. Peu s’en fallut qu‘elle ne divulguât tout, si Nous n‘avions pas pansé son cœur, afin qu‘elle restât du nombre des croyants. » (Sourate 28 verset 10)

Dans le palais, c’était la consternation générale depuis l’arrivée du beau bébé. Autant cet événement avait fait la joie d’Assya, autant il lui causait des tracas maintenant.



La mère retrouva son enfant


Le bébé refusait en effet de se nourrir et, bien qu’on lui ait présenté les meilleures nourrices du pays, il continuait de s’abstenir de toute nourriture.

« Va-t-on le laisser mourir de faim ? » se de mandaient les dames de compagnie de l’épouse de Pharaon tout en s’ingéniant à trouver le meilleur moyen de faire manger le bébé, car chacune avait intérêt à être la source de la satisfaction de sa maîtresse et d’en tirer ainsi le maximum de profit.

Malgré tous leurs efforts, personne n’était parvenu à satisfaire la faim du bébé. En désespoir de cause, Assya ordonna à ses servantes de prendre l’enfant et de chercher partout dans la cité une nourrice que l’enfant accepterait enfin.

De son côté la soeur de Moussa s’était approchée du palais dans l’espoir de recueillir quelque information qu’elle pourrait rapporter chez elle pour tranquilliser sa mère. Ce fut donc avec une grande satisfaction que les servantes sortir en quête d’une nourrice.

Très habilement, elle s’approcha des femmes faisant semblant de marquer peu d’intérêt au spectacle qu’elle voyait, elle se hasarda à insinuer qu’elle connaissait une nourrice qui accepterait bien de se charger de cet enfant. Les servantes, heureuses du nouvel espoir de récompense qu’elles entrevoyaient s’empressèrent de lui demander de leur indiquer la femme en question et s’en retournèrent hâtivement au palais annoncer la bonne nouvelle à leur maîtresse.

Assya avait beaucoup de peine pour ce bébé qu’elle aimait déjà beaucoup, et elle n’hésita pas une seconde : « Qu ‘attendez-vous pour aller la chercher ? » demanda-t-elle.

On fit venir la femme, et la pauvre mère eut l’occasion de revoir son enfant chéri. Mais il ne lui fallait à aucun moment faiblir et montrer ce qu’elle pouvait ressentir. Elle prit donc le bébé comme s’il avait été un véritable étranger et lui donna le sein. C’est alors qu’arriva le miracle que tout le monde attendait avec impatience: le bébé accepta le sein qui lui était présenté et s’allaita comme si un lien secret le liait à cette femme que personne ne connaissait quelques minutes auparavant.

Il demanda donc à la femme de devenir la nourrice du bébé contre une rétribution. Cette dernière accepta. La coutume voulait que la nourrice emmène chez elle l’enfant dont elle avait la charge et c’est ainsi que se réalisa la promesse d’Allah, comme le rapporte le Coran:

« Nous le rendîmes ainsi à sa mère pour qu’elle retrouve sa joie et pour qu ‘elle sache que la promesse de Dieu se réalise toujours, mais la plupart des hommes ne savent point. » (Sourate le récite verset 13)

L’enfant vécut donc sa première année auprès de sa véritable mère, et personne ne savait que Moussa ne se trouvait pas seulement avec sa nourrice, mais avec sa véritable mère.

L’on comprend alors toute l’étendue du sacrifice d’une mère qui ne peut avouer que l’enfant qu’elle est en train de nourrir est véritablement le sien. Le secret pesait d’autant plus que le moment du sevrage se rapprochait inexorablement, ce qui signifiait que la pauvre mère devait à nouveau se séparer de son fils et le rendre à ses parents adoptifs. Mais l’enfant avait maintenant grandi un peu et surtout il n’était plus en danger comme à sa naissance, puisque la Protection divine avait fait qu’Assya s’attache à Moussa et que l’enfant puisse vivre dans le palais même de celui que le Coran qualifia d’ “ennemi des enfants “.

Ce n’est que dans une telle situation que l’on parvient à comprendre la signification des mots sacrifice et souffrance. La foi en Allah est cependant le meilleur refuge pour avoir le courage d’affronter tout ce que peut endurer une mère privée de son enfant, comme l’a fait la mère de Moussa.

Et Nous révélâmes à la mère de Moïse [ceci]: ‹Allaite-le. Et quand tu craindras pour lui, jette-le dans le flot. Et n'aie pas peur et ne t'attriste pas: Nous te le rendrons et ferons de lui un Messager›.



Sources :

www.annissa.edaama.org/

www.air-islam.com

"Le grand livre des religions du monde" sous la direction de Peter Clarke, (éditions Solar)

www.egypte-antique.com

La vierge Marie : Mariam la mère de issa

Posté le 21.11.2007 par oummi
La vierge Marie : Mariam la mère de issa

Mohammed ibn isaac dit que son nom est Mariam bint imran ibn bachem ibn amoun ibn micha ibn hazka ibn ahrik ibn mawtham ibn azazia ibn amsia ibn yawech ibn ahriho ibn yazem ibn yahfachat ibn icha ibn lyan ibn rahbaan ibn Daoud.
Ibn assaker dit par contre Mariam bint imran ibn mathan ibn alizar ibn alyod ibn akhnaz ibn sadouk ibn ayazoz ibn elyakim ibn aybod ibn zariabil ibn chaltal ibn hazkia ibn ahaz ibn nautham ibn azaria ibn youran ibn youchafat ibn icha ibn iba ibn rahbaan ibn soulaymane ibn Daoud. Néanmoins, il est convenu qu'il est de la postérité de Daoud (David). Son père imran dirigeait la prière des fils d'Israël à son époque et sa mere, hannah (anne) bint fakoud ibn kabil était une adoratrice dévote. Zakaria, était le prophète de cette époque.


La naissance de Mariam

La femme d’Imrane espérait depuis très longtemps avoir un enfant; elle n’était parvenue à supporter sa stérilité qui durait depuis trop longtemps, en essayant de se persuader qu’une chose ne pouvait arriver qu’au moment où Dieu avait décidé qu’elle ait lieu ; mais avec l’âge, elle se prit à désespérer quelquefois pendant de courts instants; grâce à sa forte foi, elle parvenait rapidement à reprendre courage et se mettait à espérer de nouveau. A chaque fois, elle se répétait en effet que la Puissance divine était au-dessus de tout. Elle était convaincue que Dieu répondrait favorab1ement à sa demande et c’est ainsi qu’elle fit le vœu de vouer le fils qu’elle aurait au service du Temp1e. Son désir le plus ardent était en effet que sa progéniture soit au service de Dieu uniquement, ce qui était le sentiment le plus noble que puisse ressentir une mère car elle savait que ce vœu formulé la priverait de l’appropriation égoïste que peut ressentir toute mère.
Bientôt, l’épouse d’Imrane se rendit compte que, malgré son âge, elle était enceinte. Son désir le plus cher allait enfin se réaliser, et elle pourrait tenir la promesse faite à Dieu. C’était cela qui lui procurait le plus de bonheur. Mais toute sa joie faillit disparaître en fumée quand elle mit au monde son enfant tant attendu et qu’elle s’aperçut qu’elle avait eu une file, non un garçon comme elle avait tant espéré. Ce fut une déception qui ne dura pas longtemps, car elle parvint une fois encore à se convaincre que tout ce qui nous vient de Dieu ne reflète que la Volonté divine qui cache le plus souvent une sagesse que nous ne pouvons pas toujours découvrir sur le champ.
Sa première réaction fut donc de se tourner vers son Créateur et de dire: « Seigneur, voilà que j‘ai accouché d’une fille » or Dieu savait mieux qu‘elle de quoi elle avait accouché et le garçon n‘est pas comme la fille. Je l’ai appelée Mariam, et je la place, ainsi que sa descendance, sous Ta protection contre Satan le banni. » (Sourate la famille d’Imran verset 35)
Aussitôt après le bébé fut emmené au temple, ainsi que l’exigeait le respect du vœu formulé. Les rabbins s’arrachèrent la petite enfant, tous désireux d’en avoir la charge, car il s’agissait de leur supérieur Imrane, un homme respecté et estimé de tous.


Mariam la prêtresse

Ce n’était certes point une habitude qu’une fille soit acceptée comme prêtresse, charge jusque-là réservée aux seuls hommes, mais la situation était telle que les rabbins ne pouvaient refuser une personne qui, avant sa naissance, avait été vouée au service de Dieu. C’est la raison pour laquelle tout le monde voulut être le parrain de la petite file.
Zakaria fut cependant celui qui fut désigné en fin de compte, étant donné qu’il était le mari de la tante maternelle du bébé. C’était le supérieur des rabbins, un descendant d’Aaron et un homme de grande qualité, auquel avait été confié la charge du temple qui se transmettait dans sa famille depuis des générations.
Mariam grandit donc dans la famille de ce saint homme, auprès de sa tante maternelle. Lorsqu’elle eut atteint la puberté, il lui fit construit une chambre dans le temple même, afin qu’elle puisse se consacrer entièrement à l’adoration de Dieu, conformément au vœu fait par sa mère. L’influence de la vie qu’elle avait menée dans cette pieuse famille adoptive fut déterminante, car Mariam passa tout son temps à n’adorer que Dieu seul, sans rien Lui associer, passant ses journées à jeûner et ses nuits dans la ferveur et la prosternation, chaque jour, Zakaria enfermait Mariam dans sa chambre, l’abandonnant ainsi à l’adoration, et il ne revenait la voir que pour lui apporter ses repas. Cependant, chaque fois, il trouvait devant elle de la nourriture et quand il demandait à la jeune fille d’où lui venait cela, elle répondait que c’était un don de Dieu.
En effet, Dieu avait agréé la jeune fille d’une bonne manière, comme il est précisé dans le Coran (Sourate la famille d’Imrane verset 37).


La révélation

L’ascétisme dans lequel vivait Mariam n’était en réalité qu’une préparation divine à un destin différent de celui de toutes les autres femmes. En effet, après avoir pendant très longtemps abandonné la vie pour la seule adoration de son Créateur, Mariam eut un jour une révélation qui lui fit comprendre ce grand destin qui l’attendait : elle fut informée que Dieu lui accorderait un signe qui porterait le nom de Issa fils de Mariam.
« Et lorsque les Anges dirent: « 0 Mariam ! Dieu t’annonces la bonne nouvelle de la prochaine venue d’une Parole de lui. Son nom est le Messie, Issa fils de Mariam, notable dans ce monde et dans l’autre et parmi les rapprochés. » (Sourate La Famille d’Imrane verset 45)
La Sagesse divine infinie voulut que ce soit là une préparation psychique à l’extraordinaire événement qu’elle allait vivre bientôt. Dans sa solitude et son isolement total, elle reçut quelque temps après la visite d’un envoyé de Dieu, l’archange Gabriel qui lui apparut sous une forme humaine. Dès qu’elle vit cette apparition, elle demanda refuge auprès de Dieu, réaction tant ce qu’il y a de plus ordinaire de la part d’une jeune fille vierge. Mais elle ne tarda pas à se rendre compte du grand rayonnement de son visiteur, et elle commença à se sentir plus rassurée quand elle l’entendit dire: « Je ne suis qu ‘un messager de ton Seigneur ayant pour mission de te donner un garçon pur et béni. » (Sourate Mariam verset 19)
La crainte reprit alors le dessus et la méfiance qu’elle ressentait vis-à-vis de cet inconnu redoubla. Elle n’était certes pas, sans ignorer que la procréation ne pouvait résulter que d’un contact charnel entre un homme et une femme, et elle n’avait jamais vécu, pour sa part, aucune expérience de cette sorte. Pourquoi alors ne pas supposer que cet étrange visiteur n’était pas en train de ruser pour abuser de sa bonté et de sa crédulité, elle qui se retrouvait enfermée dans cette chambre, toute seule avec lui. C’est pourquoi elle ne put s’empêcher de demander: « Elle dit: « Comment puis-je avoir un garçon alors qu ‘aucun humain ne m‘a jamais touchée et que je n’ai jamais été une femme de mauvaises moeurs? » (Sourate Mariam verset 20)
Cependant, son inquiétude ne dura pas longtemps car Gabriel répliqua aussitôt:
« C‘est ainsi qu‘a dit ton Seigneur: « Cela M’est bien facile et afin que Nous en fassions un signe pour les Humains et un effet de Notre Miséricorde. » (Sourate Mariam verset 2)
Alors Mariam put se rassurer et accorder foi à son visiteur, et le destin de Dieu s’accomplit conformément à Sa Volonté. Une fois encore, Dieu avait procuré à l’espèce humaine une preuve de Son Existence et de Son Pouvoir infini, ainsi que de Sa Magnanimité pour les fils d’Israël et pour l’humanité toute entière. Mariam, quant à elle, voyait par cet événement se concrétiser le destin de femme éternelle auquel Dieu l’avait vouée: « Et Mariam, la fille d’Imrane, qui préserva son organe pudique, Nous y insufflâmes alors de Notre Esprit. Elle crut aux Messagers de son Seigneur et à Ses Livres et elle fait à jamais partie des humbles dévots. » (Sourate l’interdiction verset 12)


Mariam et les premiers signes de la miracle de Dieu

Un miracle venait certes de s’accomplir, mais ce fut également le début des nombreux tracas que devait connaître par la suite cette femme pure. Comment en effet expliquer ce qui lui arrivait aux fils d’Israël, sachant que jamais ils ne pourraient croire en un miracle, tellement ils étaient suspicieux, et comment faire face à leur médisance, dans ce cas ?
Par conséquent, Mariam essaya d’abord de cacher aux siens son état, mais au fur et à mesure que les jours passaient les signes, qui ne trompent personne, commencèrent à devenir de plus en plus évidents. Même Joseph le menuisier qui l’avait prise en charge après Zakaria commença à ressentir une certaine gêne. Il ne doutait point de la fidélité et de la foi de Mariam envers Dieu, ce qui lui avait toujours fait éviter d’aborder le problème avec Mariam, mais il n’arrivait pas non plus à s’expliquer ce qu’il voyait de ses propres yeux sans pourtant se résigner à y croire.
II vint cependant le moment où il ne put plus continuer à se taire. Il s’en ouvrit donc à Mariam et lui fit part de l’embarras dans lequel il vivait depuis un certain temps, mais qu’il ne pouvait plus garder pour lui. Devinant ses pensées, Mariam interrompit Joseph avant qu’il n’ait terminé pour lui demander de ne point penser à mal et de ne dire que des paroles qui se respectent. Joseph demanda alors : « Dis-moi, Mariam, existe-t-il une plante qui ait poussée sans semence? »
« Certes », répondit Mariam. « Y aurait-il eu un arbre qui aurait pu pousser sans être arrosé ? », demanda encore Joseph. « Certes », répondit encore Mariam. « Un enfant peut-il exister s’il n’y a pas de père ? » fut la dernière question de Joseph. Mariam resta très calme malgré ce qu’il était possible de déceler de doutes dans ces questions, et ses réponses furent convaincantes: « Quant à ce qui est des plantes, tu n‘es pas sans savoir que Dieu a créé des herbes sans qu’il n’y ait eu des semences et qu‘Il a fait pousser des arbres par Sa propre Volonté, sans avoir nécessairement besoin d’eau. Pour ce qui est de l’être humain, tu n‘ignores pas qu’Adame et Eve furent créés sans qu ‘ils aient eu besoin de pères. Douterais-tu donc de la Puissance divine ? »
Joseph ne pouvait plus se permettre le moindre doute, et il fut convaincu que ce qu’il voyait sous ses yeux n’était que la manifestation d’un miracle, preuve de la Puissance divine infinie.


La naissance de Issa (Paix de Allah soit sur lui)

Tout le monde n’était cependant pas aussi croyant que Joseph; Mariam se trouva donc dans l’obligation de partir très loin, là où personne des siens ne pourrait savoir ce qui lui arrivait. Elle dut partir seule à la découverte de contrées qui lui étaient inconnues jusque-là, avec cette appréhension d’une personne qui se lance dans une forêt inconnue, sans aucune arme pour se défendre. Ainsi, elle se rendit à Bethlehem et juste avant d’y parvenir, elle sentit les premières contractions de l’enfant qu’elle portait et qui allait naître très bientôt. Elle était toute seule, isolée, sans aucune aide en vue. Elle s’arrêta au pied d’un palmier rabougri et sec, se remit à penser au sort qui l’attendait après cette naissance et le désespoir la gagna. Elle était parvenue jusqu’ici à cacher son état à presque tout le monde, mais la situation allait changer puisque chacun pourrait voir le bébé qu’elle mettrait au monde et jamais les questions ne cesseraient certainement, mais le plus grave était ce mépris et ces médisances qu’elle devinait déjà et auxquels il ne lui serait pas facile de résister. “Elle le (Issa) conçut et s‘isola avec lui dans un lieu lointain, les douleurs la firent s‘adosser au tronc d’un dattier; elle dit: « Que ne suis-je pas morte avant et que ne suis-je un oubli qu‘on oublie ! » Il (un ange) l’appela de dessous elle: « N’aie pas de chagrin. Le Seigneur a mis au-dessous de toi une source. » Secoue vers toi ce tronc de dattier pour en faire pleuvoir des dattes mûres bonnes à cueillir. Mange et bois, rends à ton oeil la fraîcheur. Au premier humain que tu verras dit: « J’ai fait voeu au tout Miséricordieux de jeûner. Je ne parlerai en ce jour à personne. » Elle revint vers son peuple portant l’enfant. Ils dirent: « 0 Mariam tu as commis une chose épouvantable ! Sœur d’Aaron, ton père n‘était pas homme de mal, non plus que ta mère était une débauchée ! » Elle désigna l’enfant. Ils dirent: « Comment parlerons-nous à un enfant au berceau ? »
Or il dit : « Je suis vraiment 1‘esclave de Dieu. Il m ‘a apporté le Livre, il a fait de moi un prophète, Il m‘a béni là où je me trouve et m‘a recommandé la prière et l’aumône légale tant que je vivrai, et la charité envers ma mère. Il n‘a pas fait de moi un violent misérable. Salut à moi le jour de ma naissance, le jour où je mourrai, comme au jour où vivant je ressusciterai. » Voilà Issa fils de Mariam. Parole de la vérité, sur quoi ils controversent. Pourquoi Dieu aurait-Il adopté un enfant? Pureté à Lui! Une fois son décret pris, Il n‘a qu’à dire “Sois!“ et cela est. « Dieu est mon Seigneur et le vôtre. Adorez-le. Voici le droit chemin. » (Sourate 19 verset 30 à 36)
L’enfant vint au monde dans la plus grande solitude, sans aide aucune pour sa mère qui souffrit beaucoup de cette situation. Une nouvelle preuve de l’Assistance divine venait de lui être apportée et elle s‘exécuta avec empressement. Il lui fut également inspiré de se contenter de répondre qu’elle avait décidé de jeûner ce jour-là et par conséquent de n’adresser la parole à personne. C’est ce qu’elle fit.


Mariam face au gens de son village

Lorsque Mariam fut de retour auprès des siens, après avoir passé quelque quarante jours dans la plus grande solitude, ses craintes commencèrent à se concrétiser. Les gens l’accueillirent d’abord avec beaucoup de suspicion, puis les langues se mirent à médire, à lui faire les reproches les plus sévères. Elle avait, à leurs yeux, commis le crime le plus impardonnable pour une femme qui descendait d’une famille des plus respectables. Mariam garda néanmoins le silence et supporta toutes les injures. Quand les siens la pressèrent de questions, elle se contenta de répondre: « J’ai fait vœu de carême et je ne vous répondrai rien. Si vous désirez savoir quelque chose, adressez-vous donc à lui » dit-elle en désignant le bébé.
« Aurait-elle complètement perdu la raison ? » se demandèrent ses interlocuteurs. « Comment un bébé de quelques jours pourrait-il parler ? »
Mais ce qu’ils croyaient impossible se réalisa sous leurs propres yeux et le bébé parla pour tout expliquer et pour innocenter sa mère de toutes les accusations qui pesaient sur elle: « Je suis vraiment serviteur et adorateur de Dieu. Il m’a apporté le Livre et a fait de moi un prophète. Il a fait de moi une bénédiction là où je me trouve et m‘a recommandé la prière et l’aumône légale tant que je serais vivant, plein de piété filiale pour ma mère et Il ne m’a nullement fait un violent misérable. » (Sourate Mariam verset 30 à 32)
Les personnes présentes n’avaient plus rien à répondre à ce miracle, et Mariam fut à nouveau réconfortée par l’assistance divine, ce qui l’encouragea à affronter le reste des siens. Mais il restait à convaincre encore tout le reste du peuple de l’innocence de Mariam, ce qui ne fut difficile à réaliser.
Devant les tracas que lui causaient les siens, Mariam dut se résigner à s’exiler et à partir très loin. Son fils grandit presque comme tous les enfants, à cela près que dès son adolescence il fit preuve de signes précurseurs de son intelligence et de ses grandes qualités morales qui le prédestinaient à jouer un rôle capital dans l’avenir de l’humanité tout entière. Jusqu’à l’âge de trente ans, on ne put jamais lui faire ces reproches qui peuvent être adressés à tout jeune. Puis ce fut la Révélation du Message divin, et nous savons quelle fin lui réservèrent ses pires ennemis qui étaient enfin parvenus à faire croire qu’il conspirait contre l’empire romain.
Pendant tout ce temps, Mariam suivait l’évolution de son fils et en était très fière. Elle voyait son fils souffrir le martyr et souffrait avec lui tout en essayant de lui apporter le réconfort qu’elle pouvait, jusqu’au jour où elle crut que son fils avait été crucifié. Ce fut là l’un des pires moments qu’elle n’ait jamais connus, mais il lui fut inspiré ensuite que le crucifié n’avait point été Issa fils de Mariam, mais un jeune homme qui lui ressemblait étrangement. Pendant les six années qui suivirent cet événement elle continua le travail commencé par son fils, puis elle connut enfin le repos éternel. Ainsi s’acheva une vie de sacrifices, de dévotion et de foi inaltérable en Dieu.


Ses mérites

Allah dit: « ... Les anges dirent: « 0 Mariam, Dieu t’a élue et t’a purifiée. Il t’a élue au-dessus des femmes des humains.” (Sourate 3 verset 42)
« 0 Mariam, sois dévouée à ton Seigneur, et prosterne-toi et incline-toi avec ceux qui s’inclinent.” (Sourate 3 verset 43)
D’après Anas (Allah soit satisfait de lui), le Prophète (P.S soient sur lui) a dit: « Parmi toutes les femmes du monde, tu peux te contenter de Mariam fille de Joachim, Khadija fille de Khowaylid, de Fatima fille de Muhammad et d’Assya femme de Pharaon. » (Rapporté par At-Tirmidi).
D’après Abou Moussa al Ash’ari, (Allah soit satisfait de lui), 1’Envoyé de Dieu (P.S soient sur lui) a dit: « Beaucoup d’hommes sont parfaits, mais ne sont parfaites parmi les femmes que Mariam, fille de Imrane et Assya la femme de Pharaon. Le privilège d‘Aisha équivaut au privilège qu’a le pain mitonné (Tharid) sur l’ensemble des repas. » (Rapporté par al-Boukhari)
L’Envoyé de Dieu (PSL) a dit: « Tout fils d’Adam sera touché par Satan le jour sa naissance sauf Mariam et son fils. » (Rapporté par Mouslim)

Sources :
http://annissa.edaama.org
http://www.fbs.free.fr/index.php?page=acceuil.php


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